Sous la direction de leur fondateur William Christie, Les Arts
Florissants dans deux œuvres religieuses italiennes de la première
moitié du XVIIIe siècle : la Messe de sainte Cécile de Scarlatti et
le Magnificat de Vivaldi. De passage à Rome en 1739-1740, Charles de
Brosses écrivait : « j’ajouterai deux mots sur la musique
d’église : nous en entendons souvent, car toutes les fois qu’il y
a fonction dans une église, il y a musique, et il y a tant
d’églises ici ! » C’est ainsi pour une église romaine que
Scarlatti avait composé en 1720 sa Messe de sainte Cécile ,
considérée comme le couronnement de toute sa musique d’église.
Dans une écriture qui opère une synthèse stylistique des
possibilités compositionnelles du début du XVIIIe siècle, la
partition regorge de contrastes saisissants et témoigne d’une
maîtrise aboutie. Elle est contrepointée du très beau Magnificat de
Vivaldi, composé pour les musiciennes de l’Ospedale della Pietà
dont il s’occupait.
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05/05/2026 Last update