Rencontre au sommet entre le maestro italien et le pianiste français
dans le plus ludique et populaire des concertos de Prokofiev, avant
que ne s’enflamme l'une des plus belles et expressives constructions
orchestrales de Tchaïkovski. Achevé en Bretagne en 1921, le Concerto
n°3 de Prokofiev s’est vite imposé comme le plus joué des cinq.
Lui-même excellent pianiste, le compositeur en avait fait un de ses
chevaux de bataille en concert. Il réunit à lui seul les plus
grandes qualités de l’artiste russe : l’invention mélodique, la
franchise rythmique, la virtuosité sans entrave, la variété des
atmosphères, ici tour à tour sombres, lumineuses ou énigmatiques.
Dédiée à son « meilleur ami » (en fait sa protectrice Nadejda von
Meck) et écrite en partie à Venise quarante-quatre ans plus tôt, la
Symphonie n°4 de Tchaïkovski reste notamment célèbre pour ses
puissantes et résolues mesures initiales, caractéristiques de ce
fatum qui envahit plusieurs créations du compositeur.
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27/12/2025 Last update