L’audacieuse Symphonie n°3 de Roberto Gerhard, la plénitude sonore
des Quatre Derniers Lieder de Strauss, la plus lumineuse et
mozartienne des symphonies de Mahler : un programme digne de
l’éclectisme de Simon Rattle. Composée en 1960, la Symphonie n°3
« Collages » de Roberto Gerhard lui aurait été inspirée depuis un
avion par la vision d’un lever de soleil (« comme le son de 10 000
trompettes »). C’est plutôt un somptueux coucher de soleil qui
jaillit des Quatre derniers Lieder . Adieu à la composition (en
dehors d’une seule mélodie écrite la même année) d’un
créateur de 84 ans, basés sur des poèmes de Hesse et Eichendorff,
ils furent écrits en 1948 en partie au Montreux Palace et témoignent
d’un métier et d’une inspiration intacts. Limpide et radieuse, la
Symphonie n°4 de Mahler s’impose par la clarté de son
orchestration, la pureté de son lyrisme, notamment dans
l’angélique dernier mouvement, où intervient une voix soliste :
une vision de paradis.
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23/03/2026 Last update