La collaboration très attendue de deux prodiges de la jeune
génération dans le plus profond des concertos de Beethoven. En
deuxième partie, l’une des créations les plus audacieuses et
saisissantes de Mahler, aux dimensions particulièrement imposantes.
D’une suprême économie de moyens, l’avant-dernier concerto pour
piano de Beethoven reste le plus intérieur de tous. Il fut créé le
22 décembre 1808 – avec le compositeur au piano – lors d’un
concert hors norme qui vit aussi les créations publiques des
Symphonies n°5 et 6. L’Allegro moderato débute sur des accords du
soliste, comme issus d’un rêve. Murmuré au piano, l’Andante con
moto ouvre des gouffres, avant que le Rondo ne libère toute sa
vitalité limpide. La Symphonie n°6 de Mahler, dite « Tragique »
(un titre absent de la partition), s’impose comme un monument
particulièrement hardi, en particulier le Finale, « roman
symphonique » d’une ampleur rarement égalée. « La seule
sixième, malgré la Pastorale », s’enthousiasma Alban Berg.
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31/03/2026 Last update