Le violoncelle d’Emmanuelle Bertrand et le quatuor à cordes des
solistes de l’Orchestre national d’Île-de-France pour deux
façons différentes de « faire quintette » chez Schubert et Édith
Canat de Chizy. L’un des sommets de la musique romantique pour
quintette à cordes, le Quintette de Schubert est parfois presque
orchestral dans ses sonorités, et la présence d’un second
violoncelle (un effectif plutôt rare) en accentue le lyrisme et le
romantisme. Pour échapper à la comparaison, Édith Canat de Chizy a
pris le parti d’écrire Falaises pour quatuor à cordes et
violoncelle principal. Destinée à Emmanuelle Bertrand, cette œuvre
créée en 2003 « évoque l’abîme, le vertige, l’horizontal et
le vertical, l’abrupt, la faille, la rupture », dans une «
multiplicité de mouvements contraires [et] une extrême mobilité du
discours qui ouvre sur cette perspective de l’ailleurs dont la
falaise est à la fois la limite et la lisière », comme l’explique
la compositrice.
music
67
Views
29/10/2025 Last update