Le chant sous toutes ses formes, exalté par le chef italien et le
violoncelliste français : puissant et extatique chez Wagner,
rayonnant chez Saint-Saëns, nimbé de mystère ou lumineux dans La
Mer , œuvre riche d’une large palette de couleurs. Avec l
’Ouverture des Maîtres chanteurs de Nuremberg , Wagner a écrit une
page où la noblesse se mêle à un lyrisme puissant. L’atmosphère
ténébreuse qui émane du Prélude de Tristan et Isolde fait place au
chant infini de la Mort d’Isolde. Le Concerto pour violoncelle n°1
de Camille Saint-Saëns s’ouvre sur un motif fiévreux du
violoncelle, sans véritable introduction orchestrale, procédé
audacieux soulignant l’expressivité immédiate de l’instrument.
Debussy composa le triptyque de La Mer à l’aide « d’innombrables
souvenirs ». Si le premier volet, né du silence, enfle jusqu’à un
majestueux crescendo, le second offre l’exemple d’un musicien
pointilliste, quand le dernier, un combat entre les éléments
déchaînés, prend une dimension épique.
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23/03/2026 Last update