Quand on pense aux cuivres, on les imagine volontiers claironnants ou
triomphants, menaçants ou mélancoliques. Tout le contraire de ce
concert tout en poésie, fragilité, imperceptibilité et douce
ironie, qui réunit sept compositrices du monde entier. Œuvre de
confinement, …da kehrte die Ruhe ein… de Nina Šenk évoque le
silence tombé sur sa ville de Ljubljana et la fragilité de
l’existence devenue palpable. Même vulnérabilité dans Les Plantes
près de la fenêtre de Lanqing Ding, dont la poétique joue de
l’ambiguïté entre cor et piano. La poésie se fait plus violente
avec Marsyas d’Olga Neuwirth, inspirée d’une sculpture d’Anish
Kapoor d’après l’histoire de ce satyre musicien victime d’un
Apollon jaloux. À l’opposé, Lui d’Horace Bravo tient du cadavre
exquis trombono-textuel. Ce concert est l’occasion de (re)découvrir
Lucia Dlugoszewski et son Space is a Diamond qui n’entre dans aucune
case connue ou inconnue, ainsi qu’une commande passée à la jeune
Française Anaïs-Nour Benlachhab.
music
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28/04/2025 Last update