Avec Bach, Beethoven et Schubert, une des figures de proue du piano
contemporain se confronte à trois figures monumentales de la musique.
L’approche singulière de l’artiste islandais jette une lumière
nouvelle sur leurs chefs-d’œuvre. Víkingur Ólafsson a intégré
le cercle des pianistes renommés à la faveur d’un album consacré
à Philip Glass, scellant un contrat d’enregistrement exclusif pour
Deutsche Grammophon. S’ensuivront plusieurs disques, notamment
dédiés à Bach – un de ses compositeurs de prédilection –, dont
la Partita n°6 figure au programme de ce concert. Outre une œuvre
rarement jouée de Schubert, il comporte deux des plus significatives
sonates signées Beethoven : la dense Vingt-Septième , de caractère
tour à tour impérieux et lyrique, et la Sonate n°30 , une des
fluides et souples de son auteur, qui culmine dans une série de
variations aussi extraordinairement expressives que lumineuses.