La soprano islandaise Álfheiður Erla Guðmundsdóttir et le pianiste
américain Kunal Lahiry articulent autour de Lady Lazarus de Sylvia
Plath un programme traversé, du XVIIe siècle à aujourd'hui, des
thèmes de l’oppression et de son antidote, la liberté. Publié en
1965 deux ans après le suicide de son autrice, le poème Lady Lazarus
est considéré comme l’un des chefs-d’œuvre de Sylvia Plath :
trente-trois strophes en vers libres y crient l’horreur de
l’Holocauste et la honte d’être allemande. Des mots puissants,
livrés sans fard, que le compositeur allemand Aribert Reimann,
disparu en 2024, confie à une voix de soprano seule en 1992. Ce
timbre mis à nu est celui, très apprécié de la scène lyrique et
du récital, d’Álfheiður Erla Guðmundsdóttir. En regard, elle
partage avec Kunal Lahiry tout un panel de pièces mises en résonance
avec la poétesse américaine. Des quatre coins du monde s’élève
un même chant de liberté, de Purcell à María Huld Markan
Sigfúsdóttir, Shawn Okpebholo ou Carol Anne McGowan.